Palang­ka­raya, Indo­né­sie – Un épais brouillard a teint le ciel de Palang­ka­raya, en Indo­né­sie, de nuances de jaune et d'orange jeudi, rédui­sant la visi­bi­lité à quelques dizaines de mètres tan­dis que des incen­dies de forêt pro­voquent une crise régio­nale de pol­lu­tion atmosphérique.

Kuala Lum­pur a occupé jeudi la pre­mière place du clas­se­ment des grandes villes mon­diales les plus pol­luées éta­bli par le site de sur­veillance IQAir, sui­vie de près par Sin­ga­pour, puis par Medan et la capi­tale indo­né­sienne Jakarta.

Des incen­dies qui brûlent depuis des mois en Indo­né­sie ont envoyé de la fumée à tra­vers la région, et jeudi, le Timor orien­tal a com­mencé une fer­me­ture des écoles de trois jours en rai­son du brouillard de pollution.

Mais les plus tou­chés sont les habi­tants de l'épi­centre, notam­ment à Palang­ka­raya, dans le Kali­man­tan, où le ciel est devenu orange vif mer­credi soir et est resté d'un jaune terne jeudi.

« Ces der­niers jours, la fumée a été épaisse, et comme je tra­vaille en exté­rieur, je suis obligé de la res­pi­rer même si je porte un masque », a déclaré Heri, conduc­teur de moto‑taxi qui, comme de nom­breux Indo­né­siens, n'uti­lise qu'un seul nom.