L'im­pact des éta­blis­se­ments d'en­sei­gne­ment supérieur sur les éco­no­mies asia­tiques et le pay­sage des affaires est dif­fi­cile à sur­es­ti­mer. Deman­dez à presque n'im­porte quel PDG ou fon­da­teur de star­tup en Asie où il a fait ses études, et la liste des réponses est éton­nam­ment courte.

NUS, Tsing­hua, les IIT, Tokyo, Seoul Natio­nal. Ces cam­pus sont deve­nus l'en­droit où plu­sieurs futurs diri­geants d'en­tre­prises de la région font leurs pre­miers pas.

Une bonne uni­ver­sité offre aux étu­diants bien plus qu'un diplôme. Elle leur donne un réseau de cama­rades qui devien­dront à l'ave­nir des cofon­da­teurs, des inves­tis­seurs et des clients. Elle les place dans des labo­ra­toires et des incu­ba­teurs où une idée peut se trans­for­mer en une véri­table entreprise.

Et cela les expose à des per­sonnes d'autres pays et hori­zons, ce qui compte énor­mé­ment lorsque votre entre­prise devra pro­ba­ble­ment vendre, recru­ter et lever des fonds au‑delà des frontières.

L'am­pleur du chan­ge­ment est dif­fi­cile à igno­rer. L'Asie compte désor­mais 565 uni­ver­si­tés dans le clas­se­ment QS World Uni­ver­sity Ran­kings 2026, soit plus que l'Eu­rope, les Amé­riques, l'Afrique ou l'Océa­nie. En Inde, le nombre d'étu­diants dans l'en­sei­gne­ment supé­rieur est passé de 3,42 crore en 2014-15 à 4,50 crore en 2023-24. Der­rière cette pro­gres­sion se trouvent des mil­lions de jeunes, dont beau­coup sont les pre­miers de leur famille à accé­der à l'uni­ver­sité, qui ont désor­mais leur chance de construire des car­rières que leurs parents n'au­raient pas pu imaginer.

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