Pour de nombreuses universités du Royaume‑Uni, le mois de janvier est devenu bien plus qu'un cycle d'admissions secondaire. Il offre une seconde opportunité de recruter des étudiants internationaux, de générer des revenus de frais de scolarité indispensables et de remplir les programmes de troisième cycle, notamment dans les domaines du commerce et de la gestion.
Il a également traditionnellement offert une flexibilité aux étudiants qui ne peuvent pas achever leurs démarches d'admission, financières ou de visa à temps pour septembre et qui peuvent à la place reporter leurs études de quelques mois.
Janvier présente une autre caractéristique qui est soudainement devenue bien plus importante. Les promotions alternatives ont eu tendance à s'appuyer largement sur le recrutement international de diplômés en provenance de pays tels que le Pakistan, le Bangladesh, le Nigeria, le Ghana et l'Inde. Ce sont précisément ces marchés dans lesquels les refus de visa, les retards et les contrôles supplémentaires créent désormais certains des plus grands défis.
Le régime renforcé d'Évaluation de Conformité de Base (BCA) du Royaume‑Uni soulève donc une question qui dépasse largement celle de savoir si le recrutement de janvier 2027 sera en hausse ou en baisse. Le gouvernement a‑t‑il par inadvertance rendu la promotion de janvier trop risquée pour que certaines universités puissent la mettre en œuvre à grande échelle ?
(...)
Les dernières données sur les visas rendent la relation entre le recrutement de janvier et le risque pays particulièrement importante. Les données d'Enroly pour septembre 2026 font état de taux de refus, calculés par rapport aux résultats de visas au sein de son ensemble de données, de 30,95 % pour le Ghana, 11,9 % pour le Nigeria, 10,15 % pour le Pakistan et 9,1 % pour le Bangladesh. L'Inde affichait un taux considérablement plus faible, à 1,86 %.
(...)

