Vous pen­sez avoir cor­rec­te­ment réglé l’hor­loge de votre salon ? Même si les minutes coïn­cident avec celles de votre cui­sine, vous ne serez jamais aussi pré­cis que les scien­ti­fiques du Centre for Quan­tum Tech­no­lo­gies (CQT) de l'Uni­ver­sité natio­nale de Singapour.

Dans une étude publiée le 23 sep­tembre 2026, les cher­cheurs pré­sentent une hor­loge si pré­cise qu’elle ne per­drait qu’une seconde après plus de 260 mil­liards d’années. Ras­su­rez‑vous, il est inutile d’avoir un diplôme scien­ti­fique pour com­prendre le prin­cipe d’une hor­loge atomique.

Les cher­cheurs uti­lisent un atome capable de pas­ser d’un niveau d’éner­gie à un autre lorsqu’il reçoit une onde élec­tro­ma­gné­tique à la bonne fré­quence. En iden­ti­fiant pré­ci­sé­ment cette fré­quence, ils dis­posent d’une réfé­rence extrê­me­ment stable pour mesu­rer le temps. « Une hor­loge ato­mique est un dis­po­si­tif qui per­met de pro­fi­ter de l’extrême sta­bi­lité des atomes », nous explique Sébas­tien Bize, direc­teur de recherche au CNRS (Centre natio­nal de la recherche scien­ti­fique) et direc­teur adjoint du labo­ra­toire Temps‑Espace, inter­rogé par la rédaction.

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